Projection logarithmique

On peut réfuter la notion de big-bang par la notion de projection. Si en effet on définit le temps, non plus comme la variable « t » habituelle, mais comme θ avec :

θ = log(a)

Où « a » est le facteur d’échelle de l’Univers, c’est à dire la distance en expansion apparente dans le temps entre les galaxies éloignées (cf loi de Hubble).

En suivant ce changement de référentiel, au lieu de se projeter dans un Univers en expansion, nous avons un Univers de taille finie, immuable, mais ce sont les objets qu’il contient qui sont en contraction.

Alors on peut s’en faire une idée avec cette projection où le système solaire est au centre (centre arbitraire, car depuis tout point de l’Univers on aurait une image similaire, il ne faut pas y voir un quelconque centre absolu) :

Univers logarithmique (wikimedia)

Les bords sont donc les limites de l’Univers visible d’où provient la lumière la plus ancienne. Dans l’imagerie de l’Univers en expansion, l’instant suivant, les objets « au bord » sortent de l’Univers visible, et sont remplacés par les objets les plus proches du bord.

Mais ici c’est un peu différent comme interprétation, on peut considérer un Univers en transformation continue, où c’est l’observateur lui-même qui change d’échelle de perception instant après instant le tout restant dans cette relation d’observateur – observé immuable.

Il faut méditer un bon moment sur ce phénomène en mouvement pour s’en faire une idée. Mais ce qui m’a fortement percuté quand j’ai fini par comprendre cette projection après avoir longuement travaillé la Relativité Générale (j’ai trouvé cette image récemment !), c’est le lien que j’ai fini par réaliser avec le mandala de kalachakra :

Mandala de Kalachakra (wikimedia)

Kalachakra qui signifie cycle temporel, ou la roue du temps est un traité bouddhiste qui date du IXe siècle…

C’est ce point qui semble le plus troublant. Tout comme dès la découverte des textes les plus avancés sur la sagesse, la causalité et les divers éléments du Bouddhisme il fut troublant d’y découvrir des niveaux de perfection logique insoupçonnables, qu’on a du mal à accepter au premier abord comme étant d’une source initiale datée d’il y a 2500 ans…

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