Observateur mon ami, où es-tu ?

Je vous propose l’expérience suivante.

On met l’observateur dans une boîte à entropie constante (une sorte de climatiseur) que j’appelle BO1 (Boîte O1).

Je mets BO1 dans la boîte.

O2 mesure l’entropie de la boîte : A
BO1 mesure une entropie A + lambda.

(Pourqoi BO1 mesure-t-il A+lambda ? C’est dû au fait qu’il est dans la boîte, or quand on est dans une boîte on ne peut pas avoir accès à la totalité de l’information contenue dans la boîte).

O2 en déduit que O1 a vu son entropie décroître par acquisition d’information de lambda.

Pourtant BO1 est un climatiseur. Son entropie à lui n’a pas bougé.

Conclusion ?

Par rapport à O2 il n’y a qu’une boîte B avec une deuxième boîte dedans BO1.

O2 constate que BO1 a une entropie constante.

O2 constate que l’observateur dont il ne préjuge ni la forme ni la nature, lui a communiqué sa mesure d’entropie globale A+lambda.

Il constate que sa propre mesure donne A.

Il en déduit que l’observateur a perdu de l’entropie (ce qui correspond à de l’acquisition d’information), et qu’il ne saurait donc être la boîte BO1.

Il ne peut rien dire de plus sur la nature de l’observateur. Ni qu’il est dans BO1, ni à l’extérieur de BO1, sinon qu’il est dans B en première approximation, parce que c’est de là que lui vient l’information concernant la mesure.

Il faudra tout de même que O2 considère lui même la boîte dans laquelle il se trouve…

Je vous invite à méditer sur le « non soi » :

« La perception, ô moines, n’est pas le Soi. Si la perception était le Soi, ô moines, la perception ne serait pas sujette aux maladies et l’on aurait la possibilité de dire à propos de la perception: « Que ma perception devienne ou ne devienne pas telle pour moi. »

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